RPG L'Académie Solaria | Chap. 1 : Le bouclier contre l'apocalypse
 

Lire dans le calme [Ammos Riah/Lyov Volkova]

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Élève | Classe de l'Astre
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Environ 25 livres, plus mes 4 manuels scolaires de première année ; c'est environ le nombre d'ouvrages que j'avais emmené dans ce château qui nous sert d'école. Et quand j'ai vu la place qu'on nous avait alloué dans les étagères de nos chambres, je me suis dit que j'aurais pu en emmener le double. Mais même si je l'avais fait, j'aurais probablement également passé la porte de la bibliothèque en ce début d'après-midi. J'avais toujours apprécié le calme de ce genre de lieux, et surtout dans une Académie de cette envergure, avec un tel objectif, j'étais certain de trouver ici des livres rarissimes. J'avais pris les deux-trois premiers jours pour me repérer dans cet endroit gigantesque, et maintenant j'étais là pour trouver ces merveilles avant que quiconque d'autre n'ait cette idée.

Et au vu de l'immensité de l'endroit, j'avais peu de chance d'être déçu. la salle, construite sur plusieurs étages, était tout bonnement gigantesque, et magnifique avec cela. Entre gravures, dorures, marbrures, escaliers sculptés et technologie dernier cri, l'endroit était un mélange incroyablement efficace de tout ce qui, à différentes époques, était gage de beauté architecturale. C'était époustouflant. Et il était également certain qu'il était aussi facile de se perdre dans ces rayons que dans le château, alors restons concentré.

Notant le chemin que je prenais, je me baladais dans le rayon des fictions, lorgnant différents ouvrages. La plupart des grands classiques de la littérature était là, mais on trouvait également d'obscurs romans dont personne ne devait jamais avoir entendu parler. C'est l'un de ces livres qui attira mon attention. Moi qui avais toujours aimé ce genre de choses, je fus surpris en apercevant un titre à la fois intéressant et inconnu de ma personne. "Les loups de Grimberg, une histoire incroyable et fantastique dans un monde féérique" si l'on en croyait la couverture. Hé bien, nous allions voir cela tout de suite.

Je pris le livre et me redirigeai vers le rez-de-chaussée, ou plusieurs tables avaient été installées pour permettre aux visiteurs de lire et de travailler ici-même. La plupart d'entre elles étaient occupées par des étudiants particulièrement studieux qui prenaient de l'avance sur les cours qui commenceraient la semaine prochaine - comme je les comprenais, j'avais dévoré mes manuels le jour même où je les avais acheté - mais il en restait une avec un bout de libre. Je m'installai tranquillement, et commençai ma lecture. Le livre faisait près de 500 pages, donc je ne le finirais probablement pas aujourd'hui, mais j'avais toujours préféré m'assurer que les livres que j'empruntais m'intéressaient, parce que je n'avais pas le réflexe de les rendre avant de les avoir fini, donc autant que ce ne soit pas une corvée. Mais les premières lignes me rassurèrent, et très vite, la bibliothèque disparut pour laisser place au monde féérique décrit sur la quatrième de couverture.
Mar 13 Déc - 4:58
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Élève | Classe du Cosmos
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Arpentant les couloirs de l’académie, fouillant avec intérêt le moindre couloir. Sans doute espérait-il trouver un passage secret ou une autre stupidité dans le même genre, pour l’aider à s’évader de cet « prison ». Plus qu’un désintérêt très prononcé, Lyov éprouvait une sorte de malaise à être ici. Toujours un meilleur endroit qu’une de ces horribles prisons russes insalubres  – cela va sans dire – mais un endroit qui lui est totalement inconnu. Son éducation n’ayant jamais dépassé le stade du collège ; qu’est ce qu’il pouvait bien avoir à faire dans une fichue académie ? La liberté, voila bien ce qu’il affectionnait tout particulièrement, mais difficile de penser qu’un jour il pourrait la retrouver. En attendant une occasion, il espère juste suivre le mouvement sans faire trop de vagues.

Son vagabondage le conduisit dans un lieu immense, une de ces bibliothèques qu’on voit généralement dans les films fantaisistes/fantastiques. Si imposante, impressionnante qu’on n’ose pas prendre le moindre bouquin. Qu’est ce qui était le plus surprenant ? L’architecture si raffinée, ou la collection phénoménale d’ouvrages. Aucune idée, mais au final cela en paraissait presque dérisoire pour le prisonnier. Des vieux souvenirs affluèrent avec mélancolie dans son esprit, des images d’une soirée à l’âge de vingt-deux ans :

Des amis et lui-même, visiblement ivres, descendants de la bagnole les sourires aux lèvres. Vladimir (un de ses collègues ; grand, chauve, la trentaine, en costard) soulevant un jerrican dans la main gauche et une batte de baseball dans la droite. Au vue de la neige dans les rues de Moscou, on doit être au beau milieu de l’hiver, mais quand ? Impossible de dater précisément ce moment. Face à eux, un immense bâtiment à l’architecture gothique du plus bel effet, décoré de gargouilles au sommet. Les bons amis se frayèrent un chemin à travers les portes en verres à grands coups de battes. Pénétrant dans une bibliothèque, certes moins monumentale qu’à Solaria, mais relativement vaste quand même. L’essence coula à flot ce soir sur les étagères, imbibant les livres. Le jerrican passant de mains en mains dans un fou rire collectif. Balancé entre eux comme lance une balle, à travers chaque étage de l’endroit. Ces cris hystériques recouvrant ceux des alarmes. Une fois sortit du bâtiment, Lyov eut même le privilège d’allumer le tout. Quel spectacle ! La flamme se propagea si vite, embrassant tout sur son passage. L’incendie qui s’ensuivit illumina la capitale pour toute la nuit ! C’était si magnifique. Rien que d’y repenser, Lyov en frémit encore aujourd’hui.
   
Enfin bon, une fois la nostalgie évacué, le criminel se ressaisit et commença à inspecter les allées. Pourquoi faire ? Aucune idée, mais bon autant jeter un coup d’œil ; peut-être qu’un des ces livres lui indiqueraient comment s’échapper. Rien de bien intéressant à première vue, principalement des ouvrages sur la magie et sur les cours. Avec un peu de recherches, il dénicha des romans, donc toujours rien d’utile. Finalement, après dix minutes à déambuler, il perdit tout intérêt pour ces choses-là. À la rigueur, peut-être un bouquin érotique, mais c’était sans aucun doute peine perdue. L’ex détenu se ravisa et se dirigea vers la chaise la plus proche. Ces craintes se confirmaient d’heures en heures : on se fait terriblement chier ici ! Balayant la pièce du regard en quête du moindre divertissement, son désir fut comblé dès le moment ou ses yeux avides se posèrent sur un des étudiants. Un blondinet au look… Plutôt extravagant. Typiquement le genre de gars que Lyov aurait planté pour le plaisir s’il l’eut croisé en pleine rue. Mais bon, désormais la situation serait différente…

Lyov s’approcha discrètement du garçon, arrivant dans son dos – il adore prendre les gens  par surprise – et avança lentement sa tête jusqu'à ce qu’elle se trouve juste au dessus de l’épaule de l’homme. Visiblement trop absorbé dans sa lecture pour remarquer le large sourire qui se trouvait maintenant à quelques centimètres de son oreille. Lui chuchotant d’une voix douce :

-"Les loups de Grimberg » hein ?... De quoi ça parle ta petite histoire ? Des relations entre hommes, je présume ?
Mar 13 Déc - 14:40
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Élève | Classe de l'Astre
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"Garrick entra dans la grange abandonnée. Les carreaux sales laissaient passer la lumière blafarde de la lune, éclairant faiblement le plancher poussiéreux. Ca et là, des caisses en bois et des draps usés par le temps traînaient, vestiges presque fantomatiques de l'activité qui avait autrefois régné dans ce lieu. La tension était palpable, et le jeune homme, toujours sur ses gardes, gardait une main sur son fourreau. Le faible souffle du vent de l'extérieur était la seule chose qu'il percevait, mais il savait que son ennemi était capable d'être plus silencieux qu'un esprit. Il fit un pas. Deux pas. Trois, quatre, cinq... Il allait relâcher sa garde, lorsque tout à coup..."

" "Les loups de Grimberg" hein ?... De quoi ça parle ta petite histoire ? Des relations entre hommes, je présume ?"

"Whoua !!!"

Je sursautai. Violemment. Je m'étais complètement plongé dans le récit, et la voix, fut-elle douce, d'un inconnu qui s'était approché juste à côté de mon visage m'en avait tiré aussi violemment que l'aurait fait un coup de feu. Je tournai la tête vivement, manquant de percuter l'individu en question, et me reculai légèrement en me rendant compte qu'il s'était vraiment approché tout près de moi.

L'homme en question n'était pas banal. Si sa tenue n'avait rien de spécial, son facies était véritablement particulier. Un visage fin, des cheveux argentés en bataille, qui lui tombaient jusque dans le coup, et surtout des yeux noisettes rieurs, parfaits pour accompagner le sourire presque carnassier qu'il me jetait, et qui allait sans aucun doute de paire avec sa question. Ce n'était pas le premier à remettre en doute ma virilité, loin de là. Mes vêtements, mes cheveux, mes bijoux, tout ça m'avait toujours valu des remarques désobligeantes. Aussi j'avais appris à faire avec, à en rire avec les autres. Après tout, passé la première impression, on pouvait parfois rencontrer des amis avec ce genre de choses. Je me contentai donc de répondre sobrement, faisant mine de ne pas avoir saisi l'allusion, et avec un grand sourire bien sûr.

"Ha ha, pas vraiment. C'est l'histoire d'une guilde de mercenaires dans un monde fantastique. On leur confie un étrange contrat qui les conduit un à un vers des morts étranges. C'est vraiment prenant !"

Je n'avais jamais été très doué pour résumer une histoire, et là c'était pas mieux. Dit comme ça, ça ne donnait probablement pas très envie de le lire, mais après tout, une histoire comme ça, ça se vit en la lisant. La résumer, c'est lui faire affront ! Tiens, en parlant d'affront, je ne m'étais pas encore présenté. Je sais, beaucoup n'auraient jamais donné leur nom à un type louche qui les avaient insulté à demi-mot, mais c'était dans ma ligne de conduite : ne pas m'offusquer, et espérer le meilleur des gens que je rencontrais, et bien entendu, toujours avec le sourire.

"Au fait, je m'appelle Ammos. Ammos Riah. Et toi ?"
Sam 17 Déc - 3:08
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Élève | Classe du Cosmos
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En cet instant, Lyov fut enclin à une légère envie de buter ce type, rien de bien méchant, juste pour se détendre. Non seulement son manque de virilité lui paraissait affligeant, mais sa réponse amicale le fit intérieurement fulminer. Ce genre de personne est pire que la peste à ses yeux, les lâches qui se cachent derrière quelques politesses ridicules. Le criminel aurait éprouvé milles fois plus de sympathie envers lui s’il l’avait frappé ou même répondu avec une réplique cinglante, mais rien de tout cela. Toujours son sourire éclatant aux lèvres, Lyov longea le rebord et s’assit sur la chaise la plus proche. Se balançant avec lassitude, les pieds posés nonchalamment sur la table. Éprouvant un certain dédain envers le respect du lieu. Une fois installé confortablement, il se remit à fixer cet Ammos avec une intensité troublante. Autant jouer à son petit jeu, se dit Lyov en prenant la parole :

-Enchanté mon cher Ommos, tu veux savoir mon nom ? Mmmm… J’aime bien Alexeï si tu veux, pour ce que j’en ai faire de toute façon…

Ses yeux plongeant dans ceux émeraude du jeune homme, visiblement il désirait connaitre ses limites, savoir à quel point il pourrait se montrer avant qu’il n’agisse. Pourquoi ? Aucune idée, « Alexeï » était dans une phase étrange en ce moment, une perte de repères en sommes. Blesser les gens – même si ce n’est que verbalement – est sans le moindre doute une tentative vaine de se remémorer le passé. Et en plus, ce garçon semblait prendre du plaisir à être ici. Raison de plus selon lui pour le détester. Lui, un criminel coincé dans une vulgaire école qu’il maudissait déjà (bien qu’arrivé il y a seulement quelques jours).

Il rejeta un coup d’œil à la couverture du bouquin, peu importe la réponse il n’aurait jamais eu la volonté de lire ce truc. Mais sa description n’aidait pas vraiment, Lyov n’était pas un fan de fantastique, loin de là. Il adorait les films d’horreurs, noirs et les thrillers. Des péquenauds qui font joujou avec la magie pour vaincre des dragons, c’était débile à ses yeux. Du moins c’est ainsi qu’il visualisé le genre.

-Vraiment super ton bouquin dit comme ça mec, mais bon… Des histoires de contrats qui conduisent à la Mort, je m’y connais bien. Un ricanement involontaire et assez macabre s’ensuivit. Que de souvenirs… ‘Fin bref, raconte mon gars, tu viens d’où ?
Jeu 22 Déc - 14:43
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"Enchanté mon cher Ommos, tu veux savoir mon nom ? Mmmm… J’aime bien Alexeï si tu veux, pour ce que j’en ai faire de toute façon…"

Visiblement, ça allait prendre du temps si je voulais bien m'entendre avec cet homme. Non seulement je ne doutais pas une seconde que sa façon d'écorcher mon nom était totalement volontaire, mais en plus, présenté comme cela, il y avait très peu de chances qu'Alexeï soit son véritable nom. Pour quelle raison avait-il bien pu venir me parler ? Avait-il été intrigué par le livre que je lisais, comme il le prétendait, ou souhaitait-il tout simplement me provoquer, pour le plaisir ? Ce ne serait pas le premier pour cela non plus après tout... Mais si ça se trouve, il s'intéressait vraiment à ce que je lisais. Dans l'immédiat, je préférais ne pas m'avancer. Partir avec des a priori était le meilleur moyen de gâcher une relation naissante, quelque soit sa nature.

"Vraiment super ton bouquin dit comme ça mec, mais bon… Des histoires de contrats qui conduisent à la Mort, je m’y connais bien."

Le ricanement qui suivit sa phrase me glaça le sang. Non, décidément, ce type était louche. Je ne savais pas ce qu'il me voulait, mais il valait mieux s'en méfier. Après tout, je savais que l'Académie pouvait également accueillir des criminels, et je commençais à me douter que cet homme rentrait dans cette catégorie. Quel genre de personnes dit s'y connaître en contrats menant à la Mort, à part ceux qui tuent sur contrats justement ? Mais bon, ma tête n'était pas mise à prix, donc peut-être y avait-il moyen qu'au-delà de ces présomptions, l'on puisse faire connaissance sans heurt.

"Que de souvenirs… ‘Fin bref, raconte mon gars, tu viens d’où ?"

"Et bien, je suis Grec, je viens de la ville d'Argos. Et toi "Alexeï" ?"

A première vue, la conversation ne partait pas si mal. Je gardais toujours un sourire poli, quoique déjà moins enthousiaste, sur les lèvres, attendant sa réponse. Et pour être tout à fait honnête, je restai tout de même un peu sur mes gardes. Ce n'était pas dans mes habitudes, mais vraiment, il ne m'inspirait pas confiance.
Lun 2 Jan - 20:25
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-Et bien, je suis Grec, je viens de la ville d'Argos. Et toi "Alexeï" ?

Le simple fait qu’il n’insiste pas le moins du monde sur son prénom réjouissait Lyov. Selon lui, « cette petite fiotte » (c’est un terme déjà très poli venant de la bouche du criminel) comprenait bien sa place dans la conversation ; la position évidement inférieure dans lequel il se trouvait. Oui certes le russe ne se prend pas pour de la merde, mais il a en plus la fâcheuse tendance de rabaisser très facilement les gens dans son estime. Particulièrement ceux qu’il juge comme efféminé ou pire, homosexuel ! La faute sans doute à de nombreuses années à jouer les mafieux. D’une voix assez particulière - à mi-chemin entre mépris et amicalité – il répondit :

-Grec hein ? J’espère qu’ils n’ont pas tous cet accoutrement ! Et « moi », tu demandes ? Bonne question, bien qu’elle n’ait aucun intérêt… Regarde un globe, c’est quelque part en Europe de l’Est, t’auras du mal à le louper.

Il tapota alors ses poches de jean et de blousons, réflexe instinctif, dans l’espoir de trouver un paquet de cigarettes. Mais non évidement, et toujours aucune idée de l’endroit où on pouvait s’en procurer sur cette foutue île ! Dépité, il s’effondra violemment sur la table sans prévenir. On aurait cru que celle-ci allait se casser tant l’impact résonna à travers la salle. Son visage collé au bois de la table, Ammos entendu malgré tout ses étranges murmures.

-Sinon p’tit prince, tu demandes ce que je suis en train de faire je présume ? Genre pourquoi est-ce que je viens taper la discute ?

Sa tête se releva lentement, de façon mécanique telle une machine. Ce sourire (ou plutôt cette grimace) ignoble toujours gravé sur son visage morbide. D’une seule main, il saisit le bouquin d’Amos avec brutalité et le balança nonchalamment derrière-lui. Se souciant le moins du monde de sa réaction. Le livre s’écrasa contre le sol et de multiples pages virevoltèrent tout autours. Pourquoi donc ? Il n'en avait pas la moindre idée et s'en fichait, suivant simplement une impulsion comme pour se défouler.

Les quelques étudiants qui supportaient tant bien que mal Lyov depuis qu’il était arrivé à la table et n’avait cessé de déranger, arrivèrent finalement à bout de patience. Certains changèrent simplement de tables en murmurant des injures, d’autres en revanches furent moins passifs. Notamment un trentenaire au crane rasé, plutôt musclé et visiblement furieux. L’homme, bien que toujours assit, ne quittait pas l’agitateur des yeux ; le fusillant littéralement du regard. Fait dont Lyov se désintéressa complètement, préférant se concentrer sur Ammos. Par pur provocation, il ne daigna même pas regarder l’homme et se contenta de faire comme si rien n’avait changé.

Avant même que le pauvre Ammos put rétorquer quoi que ce soit, il le prit de vitesse. Lui proposant d’une voix douce et inquiétante :

-Tu veux faire une partie mon gars ? Je connais un jeu super !
Ven 6 Jan - 0:19
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La discussion continuait, toujours à mi-chemin entre la politesse et l'insulte à peine déguisée. Dans l'immédiat, rien ne m'alarmait plus que le reste. "Alexeï" me répondit qu'il venait d'Europe de l'Est, et que je ne pouvais pas louper ce pays. Laissant passer la remarque sur mes vêtements, j'en déduisis qu'il venait de Pologne, d'Ukraine ou de Russie. Probablement de Russie d'ailleurs, vu qu'il faisait allusion à une taille vraiment importante. D'un point de vue technique, la plus grande partie de ce pays était en Asie, mais c'était probablement pas le meilleur moment pour être pointilleux.

Mais tout à coup, mon interlocuteur s'affala bruyamment sur la table, soulevant quelques vagues protestations dans la pièce. Immédiatement, je m'approchai (légèrement) pour voir si tout allait bien, s'il n'était pas en train de faire une attaque juste devant moi. Aussi inamical qu'il soit, je préférais éviter d'avoir à assister à la mort de quelqu'un. Mais visiblement tout allait bien. Pour lui en tous cas. Car moi, je ne pus retenir un frisson lorsqu'il susurra sa question.

"Sinon p’tit prince, tu demandes ce que je suis en train de faire je présume ? Genre pourquoi est-ce que je viens taper la discute ?"

On ne pouvait pas vraiment dire qu'il avait tort, mais le fait qu'il aborde la question de lui-même rendait la situation encore plus dérangeante. Depuis le début, c'était lui qui menait la conversation. A bien y réfléchir, s'il était venu me voir, c'était peut-être tout simplement pour se trouver un souffre-douleur. Quelqu'un qu'il saurait dominer et qui n'aurait pas la force de se rebeller. J'aurais bien aimé pouvoir dire qu'il avait mal choisi sa cible, mais là je n'en menais pas large. Sans aller jusqu'à trembler de peur, j'étais loin, très loin de respirer la confiance, et mon sourire avait disparu pour laisser place à une mine désabusée.

Lyov se releva lentement. On aurait pu croire qu'il attendait une réponse, mais à mon avis, il savourait simplement l'instant. Au moins, ce geste eut le mérite de me calmer un peu. Je commençai à le cerner, et ça me rassurait. C'était tout bêtement le genre de type qui avait besoin de montrer sa supériorité aux autres pour se sentir bien. Le problème, c'était jusqu'où il pouvait aller.

Et je commençai à me dire qu'il était prêt à aller loin, surtout lorsqu'il se saisit du livre que je lisais et qu'il le balança derrière lui. Ce geste avait beau être plus qu'agressif, il l'avait d'une façon tellement naturelle, quasiment nonchalante... ça semblait évident que c'était très loin d'être son maximum. Et à peine avait-il fait ce geste qu'il prit la parole, sans me laisser le temps de dire quoi que ce soit.

"Tu veux faire une partie mon gars ? Je connais un jeu super !"

C'était pas la peine de se demander quel genre de jeu ce type voulait faire. M'était avis que je n'en ressortirais pas indemne si j'acceptais, et puis, il était hors de question que je le laisse me traiter de la sorte sans réagir. Pas par la violence non... De un parce que c'était ce qu'il voulait, et de deux parce qu'il y avait de fortes chances qu'il gagne. Non, je devais simplement lui montrer que ce genre de trucs ne marchait pas avec moi. Des types agressifs pour un rien, j'en avais vu passer des dizaines dans ma vie, et il n'était qu'un de plus parmi tant d'autres (même si, rétrospectivement, c'était sans doute le plus dangereux d'entre eux). Je repris donc un sourire poli, limite exagéré, et en prenant soin de contrôler ma voix, je lui répondis de la façon la plus calme possible.

"Navré, mais ça ne m'intéresse pas. Je vais me contenter d'aller récupérer mon bouquin."

Et sur ces mots, je me levai pour aller reprendre le dit-livre sur le sol. Je n'avais pas vu l'impact, aussi j'ignorais dans quel était il était, mais j'espérais qu'il n'était pas trop abîmé. Et surtout j'espérais qu'"Alexeï" allait me laisser en paix.
Jeu 12 Jan - 0:57
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