RPG L'Académie Solaria | Chap. 1 : Le bouclier contre l'apocalypse
 

Les clefs de la chambre 15

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-Le 2 Samboor 2446


"Quelle journée de merde..."
Jensen regarda le zodiaque qui allait lui servir d’embarcation jusqu'à cette 'académie Solaria'. Il se demandais encore pourquoi on lui avait proposé de l'embaucher en temps que prof, et pourquoi il avait accepté. S'occuper de mômes... Putain de plaie.
Il monta sur le zodiaque et alluma une cigarette
"Pas de cigarette a bord monsieur." lui fit le pilote du bateau. Il soupira et jeta sa cigarette à l'eau, en sortant sa bouteille de bourbon.
"Ni d'alcool".
Jensen leva un sourcil.
"On à le droit de respirer au moins?" lâcha t-il d'un ton sombre en avalant des cachets. Respirer... Voilà quelque chose qu'il aurait aimé ne plus faire, et ça depuis plus de dix ans.
"Pourquoi vous me regardez comme ça? Vous avez jamais vu ma gueule? J'ai fais pas mal de journaux pourtant."
Le pilote lui adressa un sourire contrit et se retourna promptement... Il valait mieux le laisser tranquille.

Jensen avait tout abandonné dans son petit appartement de Los-Angeles, en laissant une lettre au propriétaire, lui spécifiant de bien aller se faire sauter, avec son loyer de 550 dollars par mois pour un studio deux pièce minuscule avec une fenêtre brisée.
Le problème c'est que Jensen était bourré à ce moment la, et qu'une fois arrivé en bus en Floride, 2 jours plus tard, il se demandait pourquoi il avait fait ça. Encore un de ses éclairs de génie... Il les enchaînait ces temps-ci, avec d'abord ce coup porté au fils du baron de la mafia. Bien mérité cela dit, ce petit salopard l'ayant insulté de "flic de mes deux". Enfin... Il s'était rendu compte une fois assis sur une chaise, et en face de deux battes de baseball enflammé par des primitifs, que ça valait pas la peine de péter toutes les dents de ce pauvres gosse...
Sans parler de se jour ou il avait vu un voleur arraché un sac des mains d'une des prostitué qui habitait en bas de chez lui. Tirer dans les roues d'un civil qui roulait pour le faire dévier et heurter le voleur. Dans la police on aurait appelé ça un coup de maître... En temps que civil, une tentative de meurtre... Heureusement, la prostituée avait été reconnaissante, et n'avait pas lâché un mot.
Enfin bref... Du Jensen tout craché... des actions débiles sur un coup de tête.

Au cœur de la nuit, le bateau s’arrêta sur une plage. En descendant, il alluma une nouvelle cigarette, en s’apprêtant à lancer un bon vieux "fuck off" désabusé au navigateur si il le refaisait encore chier.
Heureusement, celui-ci ce contenta d'un bonne nuit avant de repartir.
Jensen Hawk avança doucement sur la plage. Il ne trouvais ni ça charmant, ni relaxant... Cela faisait bien longtemps que ce genre d'image ne lui faisait plus d'effet.
Il continua jusqu'à arriver devant un gigantesque escalier... Une ombre noir les montaient rapidement en faisant s'envoler un léger bruit de griffe qui s’entrechoquait sur la roche dans le ciel.
"Ufff... Prépare toi Jensen... Tu vas avoir besoin de t'hydrater..."
Jensen lâchât un rire étouffé et soupira en sortant une bouteille de son sac, et en buvant un peu.
Arrivé en haut des marches, Hawk laissa la bouteille vide sur un muret. une femme de ménage viendra bien la chercher... Il prit des chemins aux hasards, et arriva miraculeusement devant la porte de sa chambre. Il ouvrit et découvrit un deux pièce avec vu sur la mer.
"Au moins tu sera pas dépaysé..."
Il s'assit sur le lit, ouvrit une lettre qu'il lut de travers et se coucha.




-3 jour plus tard

"Rhhaaaa... Fait chier..."
Une fine poussière blanche fut la seule chose qui sortit de la boite d'antidouleur que Jensen tenait dans sa main.
"de toute façon, il était temps que je rentre..."
En effet... Après sa petite balade alcoolisée au cœur de l'académie pour découvrir son nouveau lieu de travaille, il titubais un peu... En même temps, avec deux bouteilles d'alcools sifflés en moins de 4 heures...
Il arriva devant sa chambre après dix minutes de marches un peu aléatoire et pas très gracieuse dans les couloirs. Il s'en foutait, et de toute façon y'avait pas un chat dans cette académie pour l'instant...
Il s'approcha de la porte et fouilla dans les poches de son pantalon, en vain, pour trouver ses clefs.
"Et merde... Bordel!"
Il frappa rageusement contre la porte, ce qui fit raisonné le bruit au moins dans tout l'étage.
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Jeu 1 Déc - 21:15
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Le réveil affiche actuellement onze heures quarante-deux, dans cette pièce obscure ou seul semble résonner le son apaisant des vagues. Un fin rayon de lumière peine à éclairer la chambre à travers les stores fermer. Le désordre règne au sol, des bouquins, des papiers administratifs et des vêtements sales trainant un peu partout semblent ainsi faire office de moquette. Ici se trouve aussi une personne, allongée sur le lit, elle tient dans sa main des bouts de fourrures. Son nez fin visiblement occupé à sentir les diverses odeurs s’en dégageant. C’est pour ainsi dire le seul souvenir qu’Hannah garde de ses « amis » : leur odeur, bien plus personnel qu’une vulgaire photo à ses yeux. Avec cela en tête, il est facile de comprendre le mécontentement sur son visage antipathique. Les poils ayant perdus peu à peu au fil des jours ce qui faisait leur intérêt selon la femme-hyène, elle les envoya valdinguer au loin. Se mêlant alors aux nombreuses autres saletés amassées sur le parquet de son appartement privé.  

Un sentiment la dérangeait, comme une micro décharge électrique parcourant tout son corps, à intervalles réguliers. C’était là le pire moment, celui que la femme redoutait par-dessus tout quand séparée de son clan, celui ou les dernières odeurs disparaissaient. Dès lors, la peur d’oublier complètement les membres de sa famille bestiale l’envahissait. Dans son esprit, chacune de ses hyènes étaient définies par sa senteur. Et pareil à l’inverse ! La peur d’oublier sa deuxième famille, pire encore celle d’être elle-même oublié par cette famille, l’a paralysée. Certes un plan était déjà en place pour les revoir rapidement, mais ses pensées restèrent obnubilées par cette angoisse.

Plusieurs heures avaient passées, la femme ne prenant même plus la peine de se tourner vers le réveil. Elle était las d’attendre, elle voulait juste que la journée se termine. Néanmoins, ses instincts naturels la poussèrent hors du lit. Pourquoi faire ? Aucune idée, mais rester dans l’ombre n’allait pas lui changer les idées. Hannah enfila des sous-vêtements trainant au hasard, à l’odeur on pouvait les dater de plusieurs jours. Bah, c’est pas comme si j’avais un cours à donner de toute façon… Et enfila par-dessus cela, comme à son habitude, un pantalon et un haut extrêmement court, indécent diraient certains, confortable répondrait Hannah. Ne prenant nullement la peine de relever les stores, qui de toute façon resteraient immobiles, étant donner que la propriétaire de la pièce préférait garder sa chambre dans l’obscurité permanente. Des yeux luisants d’une magnifique couleur améthyste, similaire dans la forme à ceux d’un chien, brillaient dans le noir. Évitant avec aisance les obstacles sur sa route, la jeune professeure sortit calmement de sa chambre, sans oublier bien évidement de la refermer derrière-elle.

Première déception, la passerelle n’était pas vide, Hannah percevait une personne au loin. Bruyante qui plus est, une des caractéristiques les plus insupportables aux yeux de Hannah. Enfin bon, on avait là la personnalité plus passive, plus froide et moins dérangeante de la dompteuse. Malheureusement pour elle, l’individu au loin était sur son chemin. Génial, soupira-elle en avançant le plus lentement possible, comme espérant qu’il se dépêcherait de rentrer dans sa chambre et cesserait son vacarme. En arrivant à quelques mètres de l’homme, la femme longeait presque les murs pour tenter de se faire aussi discrète que possible. Elle se rappelait de lui, comment faire autrement d’ailleurs ? Pour elle qui retenait mieux les odeurs que les visages, le parfum d’alcool qui semblait accompagner le bonhomme en permanence ne lui était clairement pas inconnu. Finalement, elle arriva à côté de lui, ne lui adressant pas la moindre parole, pas même le moindre regard, se fichant complètement de ce qu’il pouvait bien fabriquer.
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Ven 2 Déc - 23:05
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Jensen avait entendu du  bruit derrière lui. Il donna un dernier coup de pied dans la porte et se retourna.
"Bordel de merde..."
Il dévisagea la jeune femme qui, semblait il se croyait invisible en rasant les murs. Encore une jeune? Une élève peut être... Non, impossible, pas ici. Alors une professeur. Quels drôles d'habits tout de même pour une personne sensé dispenser des cours à des élèves, et leurs donner l'exemple...
Enfin... Jensen pouvait toujours parler, mais ce n'était pas vraiment non plus un exemple pour la jeunesse. Elle était plutôt jolie et bien proportionnée, mais cela faisait bien longtemps que Jensen avait arrête de regarder les femmes et courir après les jupons.
Il toisa la jeune femme, et s’arrêta sur les deux yeux couleurs améthyste de celle-ci. Il tiqua et pensa
"Encore une bénie... Peut êtres qu'ils sont pas tous aussi con les uns que les autres". En réalité, il n'en savait rien, si elle était bénie ou non, tous ce qui lui importait, c’était de retrouver ses clef pour retrouver ses médicaments. C'est pour ça qu'il l'aborda, en essayant de détendre l'atmosphère.
"Je pense que si vous continuez à vous coller aussi fort à ce mur, vous allez finir par fusionner avec..."

"T'es vraiment con Jen..." pensa t-il.
Il avança un peu en essayant de paraître sobre, exercice dans lequel il excellait parfois.
"Excusez moi... Je peux vous demander un service? J'ai perdu mes clefs pas loin d'ici, et j'aurais besoin d'un peu d'aide pour les retrouver."
Il s’arrêta un peu, et repartit
"A deux, on aura sûrement plus de chance de les trouver, dans ce fichu dédale..."
Elle aussi n'avait pas vraiment l'air d'être heureuse ici. Ou alors étais-ce lui qui lui faisait peur. Jensen penchait pour la deuxième option.
Pourtant, il n'était pas vraiment effrayant... Même un peu pathétique. Outre le fait qu'il était relativement musclé, il avait prit un peu de poids, et son ventre se dessinait un peu sous sa chemise hawaïenne rose à grande fleures bleues, plissée. Réflexe de flic, il portait toujours son harnais à deux holsters sur les épaules, avec son pistolet 9mm dépassé mais chargé dedans.  
Ses cheveux noirs grisonnant étaient coiffé en bataille et quelques mèches retombaient sur son visage fatigué et fermé, creusé de rides et de cernes. Enfin... Si seulement on pouvait dire coiffé.
La seule chose qui pouvait effectivement faire peur était cette marque de balle dans le bras, juste en dessous de la manche de sa chemise bicolore.
Il essaya de dessiner un sourire sur son visage.
"Alors... ? Un peu d'aide?".
"Arrête de sourire Jen... ça te vas pas."  pensa t'il.
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Sam 3 Déc - 20:33
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Discrètement, avec un peu de chance cela passerait crème, et… Merde. L’homme, les yeux rivés sur Hannah, entama immédiatement ce qui semblait être le début d’une autre foutue conversation. Pire que tout, première phrase et déjà des conneries. Non, sans l’ombre d’un doute, la dompteuse n’avait aucune envie de prendre part à cette contrainte sociale ! Elle continuerait de s’éloigner sans même réfléchir à une réponse. Et voilà que maintenant l’énergumène lui demandait de l’aide. Elle resta imperturbable et complètement indifférente aux propos de l’autre professeur, il va sans dire qu’évidement on avait là la personnalité glacial et apathique. Pour tout dire, elle ne prenait même pas la peine de le regarder directement, elle connaissait mieux ses chaussures que son visage.

Il sembla attendre une réponse, il devait sans doute avoir terminé de jacter. Enfin, le silence si chère à Hannah. Elle détourna complètement la tête et continua son chemin comme si rien ne s’était produit. Pour seule réponse, l’homme sans clé perçut un léger soupir agacé. La femme se fichait bien de ses petits problèmes, qu’il se démerde pour les résoudre au lieu de venir quémander à la première venue ! Peu importe qu’il soit un collègue, son esprit n’avait aucune envie de faire ami-ami avec tous ceux qu’elle croise.

Soudain, alors qu’elle s’était déjà éloignée de quelques mètres, un bruit de course résonna dans le couloir derrière elle. Il n’y a pas intérêt à ce que se soit l’autre poivrot qui se montre insistant, songea-t-elle en se retournant. Ce n’était pas lui mais un autre homme, qui se dirigeait droit vers elle en faisant des grands signes de mains.

-HANNAH !!! HANNAH !!!

Avant même qu’elle puisse entreprendre de s’enfuir dès l’instant où elle reconnut la voix, son poursuivant lui faisait déjà face. On aurait qu’il avait accéléré sa vitesse de course de façon anormale, enfin c’était effectivement le cas étant donné qu’Hannah connaissait bien le bonhomme et ses pouvoirs. Arborant comme à son habitude un large sourire sur son visage, ses yeux plongeant dans ceux de la femme. Il fit un signe de révérence en abaissant son haut de forme, avant de le reposer sur sa tête.

-COUCOU P'TITE SŒUR !! Alors, comment tu vas l’animal ? T’en penses quoi d’l’académie Solaria ? Ta chambre, la bouffe, le paysage et tout ces auts trucs !

Comme à son habitude, son grand frère pensait bêtement qu’elle lui répondrait avec joie. Mais quel chieur, à peine avait-il ouvert sa grande gueule qu’Hannah semblait perdre contrôle de soi et brulait d’envie de lui mettre une bonne branlée. Elle lui ressortit mollement la réponse habituelle à chacune de leurs retrouvailles :

-Mehh… Salut Sven.

Bien évidement, il fallait que cela l’amuse en plus ! Hannah détestait vraiment l’attitude de son frangin à son égard, quoiqu’elle fasse, il la trouvait merveilleuse. Elle se retint de l’agresser et tenta vainement de s’échapper. Bien évidement, Sven, agrippé telle une sangsue à son bras, refusait cela. Elle se mordit involontairement la lèvre inférieure, jura un coup et s’immobilisa, lassée de l’attitude toujours joyeuse et optimiste de son frère. Ils en avaient presque oublié l’autre homme dans le couloir. Hannah eut un déclic, et cracha par terre. C’est bien ce qu’elle supposait, l’autre idiot avait activé sa saloperie de pouvoir ! Son regard de marbre contemplant avec rage la lenteur à laquelle son crachat chutait. Cet abruti influençait encore le déroulement du temps, le ralentissant involontairement comme à chaque fois qu’il est heureux.

Sven se retourna brutalement, comme s’il était outré par quelque chose. D’un coup, il refit une révérence avec son chapeau, face à l’autre personne restante dans le couloir. Ses lèvres toujours aussi écartées, prenant son air le plus sympathique, il commença :

-Eh bien, pardonner mon impolitesse chère confrère. J’étais si absorbé par ces douces retrouvailles quand j’en ai oublié ma politesse ! Sven Berg, Examinateur au service de l’académie Solaria, et vous êtes ?
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Lun 5 Déc - 22:31
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Si Jen n'en avait pas rien à faire de la réaction des gens, et qu'il ne s'était jamais retrouvé dans cette situation, Il aurait probablement été offensé par l'attitude de la jeune femme.
Malheureusement pour lui, cette situation lui était même plutôt familière. Que se soit lorsqu'il cria sa fureur devant les tribunaux de justices, qui refusèrent de lancer une action légale pour démanteler et condamner les tueurs de sa femme, ou devant le propriétaire de son ancien appartement, avec lequel il se battait pour arrêter de vivre dans l’insalubrité totale de son logement.
Mais qui était il pour juger? Lui même avait cesser d'écouter les gens... Lorsque son père lui demanda de ne pas user de sa force pour se venger, ou les cris de supplication de cette junkie de seize ans qui avait essayer de l'abattre un peu plus tard dans la journée.
Il toisa lourdement la jeune femme et se retourna pour passer son chemin.

Mais ce fut alors que le frère de cette jeune femme arriva en hurlant sa joie.
"Qui c'est se branquignole qui ce prend pour la Traviata encore..." Pensa t-il en se retournant à nouveau vers la jeune femme et son frère.
Il éteint sont cerveau pour éviter d'avoir mal à la tête à force de l'entre parler aussi rapidement, et le ralluma uniquement lorsque celui-ci lui tendis la main.
"Sven Berg, Examinateur au service de l’académie Solaria, et vous êtes ? "
Jensen se passa la main sur son visage et serra la main de l'homme dont la voix lui était si désagréable à l'instant. Sûrement à cause de l'alcool.
"Jensen Hawk... Je suis le professeur de tir et de combat de cette académie. Enfin je crois que je suis pas le seul, mais bon..."
Il secoua lacement la main de Sven, et continua. En apercevant un moyen d'ennuyer un peu la jeune femme. Jensen n'était habituellement pas un connard, mais l'alcool n'arrangeais pas son caractère aigri... Et il espérait que cette petite sotte en  face les frais.  Il posa un regard insistant sur la jeune femme et recommença a parler.
"Je suis arrivé ici il y à peu... Mais j'ai perdu mes clefs."
Les traits de son visage se dé-ridèrent un peu, et il eu l'air un peu moins grincheux.
"J'avais demander de l'aide à votre sœur, mais il me semble qu'elle ne m’a pas entendu..."
Intérieurement, un brin de satisfaction le fit revivre un peu... Si il avait la force de rire, il l'aurait sûrement fait.
Après tout, qui mieux qu'un grand frère pour obliger leurs cadets à faire des choses à leurs place.
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Mar 6 Déc - 21:00
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La conversation des deux hommes semblait bien trop insipide aux oreilles d’Hannah pour qu’elle y prête la moindre attention, elle se contenta de s’adosser mollement contre le mur. Son bras toujours maintenu par son grand frère. À un instant, il sembla que le vieux poivrot parlant à Sven fit référence à elle, mais bon pour le peu que cela lui importait. Sa seule pensée en ce moment même fut une certaine colère envers le stupide don de son frère, car dans cette situation, ralentir ce qui semblait déjà interminable était à ses yeux un énorme paradoxe. Le pire avec ce don, c’est que l’on a beaucoup de mal à s’en rendre compte quand nous sommes dedans, car certes nous sommes au ralentit, mais Sven et ce qui l’entoure aussi. Généralement, on le réalise en regardant le monde autour, paraissant soudainement accéléré, mais là dans ce couloir vide, dur de trouver le moindre autre signe de vie hors de porté du sort de Sven.  

Pendant qu’Hannah continuait de maudire son frère en silence, celui-ci continuait sa petite conversation avec Jensen. Le vieux alcoolique lui paru fort sympathique, et il faut dire que c’était là le principale défaut – selon sa petite sœur en tout cas – de l’examinateur : son jugement se portait principalement sur les qualités de chaque personne. C’est un homme ayant bien des difficultés à voir le mal chez les autres, raison pour laquelle bien souvent on le considère comme un peu trop candide. Dans un effort impressionnant, on aurait l’impression que Sven parvint à allonger davantage son large sourire. Et merde, ça recommence encore… Soupira Hannah en voyant l’expression sur son visage. Il adore venir en aide, et ça elle ne le sait que trop bien. Il remit en place son haut de forme en le faisant glisser le long de son crane, avant de sortir son paquet de clope de la poche intérieure de sa veste. Ses lèvres s’enroulèrent autour de la cigarette, et à l’instant où le briquet approcha la clope, l’homme eu comme un déclic. Rangeant subitement le dit-briquet dans le paquet, et jetant un regard amusé à sa sœur, se remémorant in-extremis que sa cadette haïssait l’odeur au plus haut point. Conservant néanmoins sa clope éteinte entre ses dents, il s’adresse à son interlocuteur :

-Ah, faut pas vous formaliser avec Hannah mon vieux. C’est le genre de personne qui vous viendra en aide uniquement le jour où elle vous verra mourant. Remarquez que c’est pas un défaut, en contrepartie elle ne vous demandera jamais la moindre aide. Enfin bon, tout ça pour dire qu’elle cache bien son jeu, mais je sais que cela cache un cœur aimant au fond d’elle !

Sur ces mots, Hannah cracha de nouveau un énorme glaviot sur le sol, comme pour faire sous-entendre le dégout que lui inspiraient les propos de son frère. Sven s’arrêta un instant de parler pour observer la scène avec amusement, donnant la nette impression qu’il trouvait son comportement charmant. Un peu à l’image d’une enfant rebelle mais pas méchante. Il reprit de plus belle :

-‘Fin bref, donc vous avez perdu vos clés hein ?... Alors je m’y connais pas trop au niveau de cette académie, mais vous avez songé à demander si y’avait pas des doubles ? À moins que vous n’ayez peur de paraitre idiot pour avoir perdu vos clés aussi tôt dans l’année ! S’exclama Sven, avant de lui adresser un petit clin d’œil. Je comprends votre situation mon p’tit gars. Une chance pour vous, j’ai une frangine géniale dans ce genre de situation !

Il se tourna brusquement vers Hannah, toujours adossée et « retenue de force », à qui il adressa un signe de tête dans le genre « Vas-y, montre ce que tu peux faire ! ». Aussitôt, Hannah comprit ce qu’il voulait dire, et quitte à avoir la paix, autant finir cette histoire vite. Elle canalisa son esprit un instant, le moment suivant une impressionnante hyène tachetée se tenait fièrement à sa place. Commençant à renifler le sol et trottinant vers le bout du couloir. Vu l’intense odeur d’alcool s’échappant du bonhomme, il y a fort à parier qu’on la retrouve sur ses clés.    

-Vous allez voir, c’est une pisteuse d’enfer ! S’exclama l’examinateur avec fierté, avant de courir après Hannah.
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Jeu 8 Déc - 13:22
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Jensen regarda le jeune homme qui lui parlait... Lui qui n'aimait pas trop qu'on lui parle ni trop parler avec des gens, il avait tout gagné. Enfin bon, il l'avait un peu cherché...
Contemplant son miroir la nuit dernière il avait décidé de... Au moins d'essayer de se faire plus avenant, quitte à raviver quelques douloureux souvenirs.
N’empêche que ce gamin était insupportable... Et que c'était un vrai moulin à parole. Comment pouvait il débiter autant de mot à la minute... à moins que le temps ralentissais en sa présence... Hum? Sûrement l'alcool.
Il n'avait absolument rien écouté à ce qu'il avait dit sur la gosse dans le couloir, vu qu'il s'était déjà fait une petite idée de sa personnalités. Réservée et qui aime la solitude, ou qui n'aime pas les gens. Bref, dans un sens, elle était un peu comme lui, sauf qu'elle ne fumais pas, et semblait ne pas aimer que quelqu'un fume à coté d'elle, vu que son frère renonça au dernier moment à allumer sa cigarette.
A moins que ça soit parce que on était en intérieur. Mais ça il en doutait beaucoup, vu qu'il semblait vraiment détermine à allumer sa clope.

Il soupira un merci lorsqu'il compris que enfin il allait recevoir de l'aide et compris tout de suite mieux pourquoi Sven lui dit que cela serait simple. Il leva un sourcil pendant la transformation de la gosse dont il ne connaissait toujours pas le nom (ou l'avait il tout simplement déjà oublié à cause de l'alcool?) et se dit que son flair était toujours la...
Son flair d’enquêteur. Bien qu'à la retraite (forcée), Jensen avait toujours les réflexes de la police. D’ailleurs, combien de fois avait il coordonné par appel anonyme les descentes de flics sur les drogué en bas de chez lui, et avait même abattu un de ces démonteurs de voiture dans le garage en dessous de chez lui, qui essayer de tuer un gendarme.
Il secoua la tête en sortant de ses pensées, et passa à coté de Sven en abaissant la tête en signe de remerciement.
Il suivit la Hyene jusqu'au détour d'un couloir en essayant de marcher droit et dit
"Merci Kiddo."
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Jeu 8 Déc - 20:53
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Voila qu’Hannah cavalait à travers les couloirs encore vide de l’académie, qui pour rappelle n’a pas encore officiellement ouverte. Ses foulées dynamiques de bête sauvage rendaient la poursuite très compliquée pour Sven et Jensen, il faut dire que la vitesse de pointe de 60km/h de la hyène dépasse allégrement celle de l’homme. Son halètement résonnait avec intensité dans les étages. Voila qu’elle à déjà atteint le deuxième étage de la tour nord, assez classieux il faut le noter. Mais pas le temps de s’attarder sur les détails, car la course continue. L’avantage de puer l’alcool à plein nez (car oui, il y’en à un), c’est que au niveau olfactif cela laisse une piste toute tracée partout où l’on passe. En tout cas, toujours aucune trace des ses foutus clés à l’autre fainéant, peut-être que ce n’est pas le bon chemin. Immédiatement l’animal se stoppa en glissant sur le sol, et dans une étrange rotation, tourna à 180 degrés. Et aussitôt Hannah fut repartit ! Se dirigeant vers les tours, elle croisa les deux hommes qui tentaient tant bien que mal de garder la distance. La hyène passa si vite que Sven faillit ne pas l’apercevoir, tandis qu’elle se glissait entre eux en sens inverse.

Déboulant en trombe dans l’escalier qu’elle escalada en sautant par-dessus les marches, elle sentit soudain une nouvelle odeur. Elle annula brutalement sa transformation, se retrouvant en humaine, les genoux et les mains sur les marches. C’est bien ce qu’elle avait perçut, une autre professeure, peu importe qui elle était, descendait la tour. Bien que peu intéressée par leurs applications et respects, Hannah demeurait néanmoins consciente des règles de Solaria. Son cerveau sait très bien que l’utilisation d’un don en plein couloir est contre le règlement, donc autant pas se faire surprendre. L’autre femme la salua, salutation qui resta bien évidemment sans réponse, tandis qu’elle descendait lentement les marches. Hannah se contenta de se relever, et de monter plus doucement les marches. Ses pulsations cardiaques semblaient déchirer sa poitrine, la faisant ainsi constater avec tristesse la faiblesse de son corps d’humaine, si peu endurant en comparaison. Plus bas, on pouvait percevoir les pas de Jensen et Sven, escaladant. Avec un peu plus de difficultés que tout à l’heure, Hannah se métamorphosa à nouveau et reprit le chemin laissé par l’odeur sans attendre leurs arrivé.

Finalement, arrivant en plein milieu du jardin suspendu, un reflet brillant attira son regard de prédateur. Elle n’aimait pas l’endroit, cela lui rappelait avec amertume sa rencontre avec cette emmerdeuse de directrice. Son apparence redevint encore une fois normale, et elle se contenta de pointer du doigt le reflet argentée sans dire le moindre mot, laissant seulement entendre son souffle rauque. Ne dédaignant même pas regarder les autres hommes, elle se contenta de reprendre calmement sa route une fois qu’ils furent en direction de l’éclat dans l’herbe. Ses lèvres bougèrent mollement, juste assez pour dire à voix basse :

-Et pas la peine de remercier, en revanche fout moi la paix à partir de maintenant. Ce serait une attention délicate ça.
Invité
Ven 9 Déc - 21:24
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